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Mercure

Mercure

Un article de Encyclo-ecolo.com.

Mercure

Sommaire

Le mercure, un poison qui s'accumuler dans la chaîne alimentaire.

Le mercure est un métal et l’un des polluants les plus dangereux. Des doses élevées de mercure peuvent entraîner la mort, mais des doses relativement faibles peuvent aussi endommager gravement le système nerveux (= saturnisme). Le mercure menace la chaîne alimentaire car il se diffuse lentement dans la chaîne alimentaire sans s’éliminer.

Le mercure est un élément naturel, et largement répandu dans la nature. Mais les activités humaines contribuent à des rejets importants, évalués à 2000 tonnes par an, alors qu’il suffit d’un seul gramme pour polluer un cours d’eau. Principales sources de diffusion de ce métal très toxique, la combustion du charbon et l’extraction de l’or, notamment artisanale.

Les activités humaines émettent plus de 2 000 tonnes de mercure dans l'atmosphère chaque année, 3 fois plus qu'avant la révolution industrielle. Le Parlement européen a adopté, le 10 juillet 2007, une directive qui proscrit totalement la vente d'instruments de mesure au mercure (sauf appareils médicaux)

Le mercure et les océans

  • Une équipe australo-américaine a conduit de nombreux prélèvements dans l’océan Pacifique nord, jusqu’à mille mètres de profondeur. Elle a constaté que la quantité de mercure présent dans les eaux de cet océan a grimpé de 30% depuis une vingtaine d’années.
  • Compte-tenu du développement économique, notamment en Asie, et du boom de la consommation de charbon, les perspectives sont plutôt sombres. Les chercheurs américains et australien ont tenté de modéliser l’évolution de la pollution, à partir de l’évolution des rejets de mercure dans l’environnement. Ils calculent que d’ici 2050, la teneur en mercure des eaux Pacifique pourrait croître de 50%.

La transformation du mercure en méthyle-mercure

  • Une partie du mercure qui est rejeté dans les fleuves et rivières finit dans l'océan. De grandes quantités de mercure sont transportées dans l’atmosphère avant de retomber sur les océans.
  • Dans les océans, le mercure est transformé en méthyle mercure, une forme très toxique du métal.

Les travaux publiés le 1er mai dans Global Biogeochemical Cycles confirment que c’est bien l’intense vie microbienne océanique qui est à l’origine de cette transformation chimique: le mercure absorbé dans l’océan est capté par le phytoplancton. Quand celui-ci meurt, et s’enfonce plus profondément dans l’océan, les bactéries dégradent la matière organique et transforment le mercure en méthyle mercure.

L'accumulation du mercure dans la chaine alimentaire

C’est en haut de la chaîne alimentaire, que la bio-accumulation du méthyle mercure est la plus forte. Et notamment dans le thon, qui représenterait 40% de l’exposition au composé de mercure de la population américaine.

  • Dans plusieurs pays, les autorités sanitaires conseillent à la population, et particulièrement aux femmes enceintes, de limiter leur consommation de certains poissons prédateurs comme le thon frais ou congelé, le requin, ou l’espadon, etc.

(1). En France, l’Agence français de sécurité sanitaire des aliments (Affsa) a émis une recommandation en 2002 à l’usage des femmes enceintes, leur conseillant de ne pas consommer plus de 150 grammes par semaine de poissons prédateurs (2). L’agence Santé Canada fixe ce seuil à 150 grammes par mois, pour les femmes enceintes. Une étude —conduite sur vingt cinq mille femmes et autant de bébés au Danemark— avait montré tous les bienfaits de la consommation de poisson sur le développement des enfants allaités (3). Détail important, au Danemark, les espèces les plus consommées (cabillaud, plie, saumon, hareng et maquereau) sont peu contaminées au méthyle mercure.

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(1) L’agence sanitaire canadienne, Santé Canada, explique que le thon en boîte, obtenu à partir de poissons plus jeunes, qui ont donc concentré moins de mercure, affiche des taux de mercure bien moins élevé que le thon frais ou congelé. (2) Ce seuil a été confirmé après la publication de l’étude Calipso sur les bénéfices nutritionnels et les risques de contamination pouvant résulter d’une forte consommation de produits de la mer. (3) American Journal of Clinical Nutrition de septembre 2008





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