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Durban

Durban

Un article de Encyclo-ecolo.com.

Kyoto


Sommaire

La conférence de Durban sur le climat


La conférence de Durban


  • Après plus de 5 jours et 3 nuits de négociations, les représentants des 195 pays participant à la 17ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique (CNUCC) à Durban (Afrique du Sud), ont adopté à l'unanimité un paquet de décisions pour renforcer le régime multilatéral de lutte contre le réchauffement climatique le 11 decembre 2011. La conférence de Durban avait notamment pour objet de renouveler les accords issus de la conférence de Kyoto


A près Bali (2007), Copenhague (2009) et Cancun (2010), Durban reporte à nouveau de nombreuses questions, alors que l’urgence climatique est bien là.

C'est le 11 décembre 1997 qu'a été signé au Japon le protocole de Kyoto. Ce traité engage les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % sur la période 2008-2012 par rapport à 1990.


La feuille de route de Durban pour un accord global en 2015

Malgré les réticences initiales de certains pays émergents et de plusieurs grandes puissances industrielles concernant le principe d'un tel accord, sa nature juridique, sa date d'adoption et de mise en place, la dynamique insufflée par l'union européenne, a permis de conduire l'ensemble des grands pays émetteurs à faire évoluer leur position. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET "se félicite du rôle moteur que l'Europe a joué dans ces négociations. Ses propositions ont formé la base du compromis". Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET a rappelé également "que l'Union Européenne ne représentant que 11 % des émissions mondiales, seul l'engagement de toutes les grandes économies, au premier rang desquels se trouvent les Etats-unis et la Chine, permet de contenir la hausse de la température mondiale. La voie est désormais ouverte. C'est un tournant qui a été pris avec une grande difficulté mais qui a été pris. Si les conservatismes s'étaient imposés le cadre multilatéral de lutte contre les changements climatiques aurait perdu sa pertinence pour l'avenir et aurait même pu s'effondrer à Durban. Nous avons au contraire franchi une étape dans ce processus, dont beaucoup disent qu'elle est comparable au mandat fixé à Berlin en 1995 pour adopter le Protocole de Kyoto. "

Une deuxième période d engagements pour Kyoto

Alors que s'approchait le terme de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto, au 31 décembre 2012, Durban a permis de préserver ce qui constitue jusqu'à présent le seul cadre multilatéral juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en lançant, parallèlement - compte tenu de la part limitée et déclinante des émissions mondiales qu'il recouvre, la feuille de route pour un accord plus large et plus ambitieux, incluant tous les pays.

Le compromis final a été inspiré par l'Union européenne, qui conditionnait la prolongation de son engagement au titre de Kyoto à l'adoption d'une telle feuille de route.

La seconde période de Kyoto entrera en vigueur au 1er janvier 2013. L'accord global qui aura force légale, devra être conclu d'ici 2015 et entrer en vigueur au plus tard à compter de 2020 ;

D'ici là, les Parties ne devront pas relâcher leurs efforts, les décisions de Durban reconnaissant l'insuffisance des engagements souscrits à ce jour pour répondre aux défis du changement climatique et la nécessité d'une action renforcée. L'Union européenne, en lien avec l'Alliance des petits Etats insulaires les plus vulnérables au changement climatique, a particulièrement agi en ce sens.


La 17e Conférence des Nations Unies sur le Climat s’est achevée à Durban après 48 heures de débats confus. La finalisation d’un accord sur l’avenir du régime climatique semble avoir soulagé l’immense majorité des délégations, mais les décisions adoptées laissent sceptiques quant à la volonté des gouvernements de la planète de s’attaquer sérieusement au problème des émissions de gaz à effet de serre.

Un nouvel accord qui ne suffira pas à rester en dessous de 2°C

L’avancée majeure de Durban, c’est que pour la première fois, les deux pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre (GES), la Chine et les Etats-Unis, s’accordent sur un texte qui les engage juridiquement. Le protocole de Kyoto, dont la première période d’engagement arrive à son terme le 31 décembre 2012, devrait être prolongé pour une deuxième période. Cependant, il ne recouvre plus que 15% des émissions mondiales de GES.Cela est positif, mais demeure insuffisant pour éviter un changement climatique important, de l’ordre de 4°C à 6°C d’ici la fin du siècle, et dont les conséquences, notamment en Afrique, seront catastrophiques.


La mise en place opérationnelle du Fonds vert pour le Climat

L'Accord de Durban assure le lancement effectif et rapide du Fonds vert pour le climat, décidé à Copenhague et officiellement créé à Cancún, répondant ainsi à une demande forte des pays en développement de se doter d'un instrument financier innovant facilitant leur transition vers une économie bas carbone et résiliente au changement climatique. Cette décision permet en effet d'adopterl'instrument du Fonds vert (qui inclut ses grands objectifs, ses principes de gouvernance et ses modalités opérationnelles) et définit l'ensemble des arrangements pratiques assurant sa mise en place début 2012 (nomination du Conseil et établissement du secrétariat). Des contributions volontaires, dont plusieurs ont déjà été annoncées à Durban, permettront de couvrir les frais de fonctionnement du Fonds vert sur les deux années à venir.

Parmi les autres décisions prises à Durban, deux méritent particulièrement d'être soulignées :


Durban ouvre un dialogue sur l'agriculture

Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, a été chargée par la Présidence de la conférence, l'Afrique du Sud, de faciliter les négociations sur l'agriculture et les transports aériens et maritimes. Après 24h d'intenses discussions avec les représentants des pays les plus actifs, la ministre a transmis à la Présidence un texte équilibré qui a servi de base, été intégré à l'accord final et a permis de débloquer la question du traitement des approches sectorielles dans le cadre de la convention. Il met en place, pour la première fois, un dialogue sur l'agriculture pour développer les bonnes pratiques et les transferts de technologies et répondre aux enjeux climatiques tant sur le plan de la réduction des émissions que de l'adaptation à ses effets, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire.

« A l'origine de 30 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l'agriculture représente un potentiel considérable de réduction des émissions. C'est aussi le premier secteur touché par le défi du réchauffement climatique. L'accord de Durban ouvre la voie d'un programme de travail pour réduire les émissions et favoriser l'adaptation a l'évolution du climat pour garantir la sécurité alimentaire. Un accord sur l'agriculture était recherché depuis plusieurs années. Son obtention est une avancée pour le climat, et notamment pour les pays les moins développés dans lesquels l'agriculture est synonyme de survie. »

Le lancement d'un programme de travail sur les sources de financements de long terme faisant référence aux travaux du G20 sur les financements innovants.

A Durban, le rapport sur les financements innovants pour le climat commandé par le G20 à l'initiative de la présidence française a été bien accueilli (c'est la première fois que la Convention climat mentionne les travaux du G20). Les discussions qui auront lieu l'année prochaine sur ce sujet sous la Convention se fonderont sur ses analyses.


[modifier] A Lire également au sujet du protocole de Kyoto

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