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Eco-matières

Eco-matières

Un article de Encyclo-ecolo.com.


Sommaire

Les éco-matières, matériaux écologiques et naturels


Il existe 3 types de matériaux verts, les écomatériaux

  • Les biomatériaux
  • Les matières premières recyclées de pièces récupérées
  • Les fibres naturelles

Matières recyclées et fibres naturelles sont plutôt appelées éco-matériaux.

Ecomatières : Les biomatériaux

Les biomatériaux sont encore souvent au stade expérimental mais progressent vite. Les biomatériaux sont issus de matières naturelles renouvelables comme les céréales ( blé, maïs, soja) mais de plus en plus également de matières non alimentaires comme le bois, les algues, les déchets organiques, …

Les biomatériaux peuvent servir à beaucoup d’applications : appuie-têtes utilisant des polyols végétaux (huile de ricin), mousse de siège, embase de levier de vitesses, tissu à partir de cellulose de bois de frêne, enjoliveur d’aérateur, …

Les matières premières recyclées de pièces récupérées

Les matières premières recyclées de pièces récupérées en fin de vie d’un véhicule sont de plus en plus utilisées au fur et à mesure que la conception des voitures prévoit (éco-conception) des matériaux recyclables et des pièces moins nombreuses plus faciles à récupérer.

De nouvelles pièces sont fabriquées avec les matières recyclées, notamment le plastique. PSA s’appuie sur la filière du recyclage du polypropylène, pour fabriquer des balais d'essuie-glace, des éléments de pare-chocs, des pare-boues.

Les fibres naturelles

Les fibres naturelles ne sont pas utilisées seules. Les fibres naturelles sont transformées ou mélangées à hauteur de 30% maximum à des fibres synthétiques par injection thermoplastique ou par thermo-compression.

Ces fibres synthétiques à composante bio peuvent être utilisées de multiples manières par exemple pour les panneaux de portes, les rétroviseurs, les boîtes à gants, les bouchons, etc.

Promouvoir les éco-textiles

  • Les fabricants du textile cherchent à se tourner vers les énergies renouvelables pour modifier leurs matières premières et promouvoir les “éco-textiles” et dans le meilleur des cas, en unissant le bon design à une fabrication éthique. La composition des textiles est en pleine mutation et les vêtements écologiques fleurissent.

Le sécomatières, fibres naturelles pour le textile

Les tissus alternatifs ne se limitent pas au déjà très populaire coton bio et les alternatives permettant de réduire l’impact environnemental de l’industrie textile, qui reste l’une des plus polluantes, sont nombreuses : bambou, chanvre, ananas, paille de riz, maïs fermenté ou déchets agricoles comme les plumes de poulet. Alors ayons la fibre écolo en intégrant ces vêtements composés de matières biologiques dans nos placards!

Un petit rappel des incontournables

  • La laine : En principe tondue sur l’animal vivant : chèvre, mouton, lama, elle est comme nos cheveux, essentiellement composée de kératine. Bon isolant thermique, elle régule l’humidité et laisse respirer la peau. Il faut la choisir en pure laine vierge non traitée.
  • La Soie : C’est une matière filamenteuse secrétée par les lépidoptères pour confectionner leur cocon, elle est composée d’une enveloppe de séricine (25%) entourant la fibroïne (75%). Elle aurait été découverte 2700 av JC par la femme de l’empereur chinois, en voulant débarrasser ses mûriers des vers qui en mangeaient les feuilles. La soie est chaude l’hiver, légère l’été et agréable au toucher.
  • Le lin : Considéré comme le plus vieux textile du monde, frais et solide on lui prête des vertus thérapeutiques et anti-stress : il diminue température et tension musculaire. Sa culture, bien que moins polluante que d’autres plantes, appauvrit le sol pour quelques années.
  • Le chanvre :Cette fibre textile fait son come back grâce aux créateurs comme Giorgio Armani, et Kanabeach. Cultivé en grande quantité en raison de sa capacité d'absorption du CO2, le chanvre pourrait trouver un champ d'applications prometteur dans le domaine du textile. Très solide, il a des qualités proches du lin.
  • L’ortie : Utilisée depuis des siècles dans l'élaboration du textile et de la teinture, la tige de l'ortie est une fibre textile d'excellente qualité dont on fabriquait autrefois cordes et toiles. L'agence italienne de recherche et de développement Grado Zero Espace vient de fabriquer un textile à partir de l'ortie. La fibre creuse de l'ortie offre des qualités particulières en matière d'isolation thermique: elle emprisonne l'air dans le textile. Une propriété naturelle qui peut être exploitée et maîtrisée par la torsion des fibres. En tordant les fibres, on en évacue l'air. L’étoffe devient plus fraîche, estivale. L'ortie offre une alternative intéressante aux cultures traditionnelles: en tant que plante vivace, sa culture ne nécessite aucun produit polluant.
  • La fibre « Ingeo » à base de sucre de maïs. On ne l’utilise pas tel quel. La société américaine Nature Works a mis au point le procédé de fabrication de fibres baptisé « Ingeo », basé sur la fermentation, la distillation et la polymérisation (union de plusieurs molécules) du sucre issu du maïs. Le sucre fermenté de maïs permet de créer des molécules d'acide lactique qui sont ensuite chauffées et traitées chimiquement afin de produire un polymère à base « d'acide polylactique », le PLA. Il présente de grandes vertus biocompatibles et biodégradables, il est aussi résistant aux tâches et réagit bien à l'humidité. Aujourd’hui, on cherche à industrialiser sa fabrication et à décliner son utilisation aussi bien dans le domaine de l'ameublement que de la mode. A suivre car il resterait encore récalcitrant au fer à repasser…
  • La fibre de bois ou Lyocell : Très douce, elle est thermorégulatrice et absorbante. La créatrice de la marque G = 98 en a fait la vedette de sa collection de sous-vêtements
  • Le Bambou : Le bambou est un matériau du fait de plusieurs qualités :

- cette plante est prolifique, certaines espèces poussant jusqu’à 1 mètre par jour dans certaines régions d’Asie ;
- elle apporte une réponse intéressante à la déforestation alarmante de notre planète ;
- elle utilise jusqu’à 4 fois moins d’eau que la culture du coton ;
- les rhizomes du bambou permettent de lutter efficacement contre les glissements de terrain et de bloquer l’érosion des sols ;
- la repousse du bambou est instantanée et ne nécessite aucun engrais ni pesticide ;
- en absorbant fortement le CO2, elle lutte efficacement contre l’effet de serre.
Malheureusement, si la croissance et la culture du bambou sont incontestablement organiques, la transformation de la tige de bambou en fibre nécessite de nombreux traitements polluants. Et s'il existe un processus d'éco-fabrication consistant à écraser la plante en utilisant des enzymes naturelles, ce n'est pas le processus le plus communément utilisé... Certaines entreprises produisent néanmoins leur fibre de bambou en ayant recours à un procédé en "boucle fermée" durant lequel le solvant est continuellement recyclé. Ces entreprises sont généralement certifiées par des organismes tiers comme Oeko-Tex, Soil Association, SKAL ou KRAV, qui sont chargés de vérifier si les pratiques d'une entreprise sont respectueuses de l'environnement La toile de bambou présente de nombreuses qualités : tissu respirant léger à porter, naturellement anti-bactérien, propriétés anti-odeurs et anti-UV... Biodégradable et recyclable, la fibre régénérée de bambou est d'une douceur exceptionnelle. C’est la poudre de bambou qui permet de réaliser la viscose. Autre avantage du bambou : sa pousse extrêmement rapide permet d’optimiser les rendements, sa rusticité d’éviter les pesticides et ses racines profondes de bloquer l’érosion des sols. Un bon point également dans la lutte contre la déforestation, puisque plus on utilisera le bambou, moins on coupera de résineux ou de feuillus qui ont eux, une croissance très lente. Le bambou nécessite quatre fois moins d’eau que le coton pour sa culture. La société japonaise Itoi Textile a inventé un tissu à base de « Kumasasa », le bambou favori des pandas. L’herbe est d'abord transformée en papier, puis découpée en rubans de 3 km de long et enfin tordue pour élaborer le fil qui sera ensuite tissé.

  • Les Plumes de poulet : On les mange et en plus, de leur plumage, on tire un tissu pour vêtements écologiques. Un laboratoire de l’université Lincoln du Nebraska a mis au point un procédé pour fabriquer des fibres ressemblant à la laine à partir d’un mélange de plumes de poulets et de paille de riz. Une manière intéressante de recycler une partie des déchets agricoles.
  • Des algues et du bois : Le SeaCell® est une fibre spéciale fabriquée selon le procédé dit Lyocell, à partir d’algues et de cellulose. Issue du traitement d’une pâte de bois, le Lyocel est une nouvelle fibre qui apporte un confort maximum. D’origine naturelle le Lyocel est respirant, absorbant, confortable et très esthétique. Il est également infroissable. La structure ouverte et poreuse de la fibre SeaCell® favorise l'absorption et l’évacuation d'humidité lorsque le vêtement est porté. Les substances renfermées par les algues ont des propriétés anti-inflammatoires, calment les démangeaisons et distillent calcium, magnésium et vitamine E. Autant de vertus et de principes actifs que les algues conservent pendant la fabrication du fil. Leurs principes actifs restent incorporés dans le tissu, même après le lavage. Une fibre révolutionnaire développée notamment dans les collections de la marque Ekyog qui n’utilise que des matières écologiques.
  • Le Plastique recyclé : récupérer les sacs plastiques puis les transformer en sacs, chaussures, vêtements ou accessoires de mode selon les méthodes de tissage traditionnelles c’est par exemple l’objectif du Gafreh, un collectif de groupements de femmes pour la relance économique du Houet au Burkina Faso.
  • La fibre de lait : Un fibre de lait de la marque corse Machja, ça existe. Cette matière innovante réduit l'électricité statique, elle est résistante et ses couleurs sont constantes même après plusieurs lavages. Le « must » : elle possède des propriétés hydratante et antibactérienne. « La texture du pull est douce, proche du cachemire, résistante et donne un joli tombé », précise la créatrice Catherine Soundirarassou. Comptez 100 euros pour ce pull respectueux de l'environnement obtenu sans addition de formol ou d'azoïque.
  • Le coton biologique, le lin et le chanvre s’avèrent de bonnes éco-matières. A titre d’exemple, en termes d’écotoxicité aquatique ou de consommation d’eau les impacts de la chemise en lin sont 7 fois plus faibles que ceux de la chemise en coton conventionnel


[modifier] A lire également des écomatières


[modifier] au sujet des écomatières et des matériaux écologiques et naturels

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