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Emballage et suremballage

Emballage et suremballage

Un article de Encyclo-ecolo.com.


Sommaire

Emballage et Suremballage

Emballages : quelques faits alarmants.

  • Le recyclage des emballages ménagers est meilleur que celui des industriels à 63% contre 54% de la totalité des emballages.
  • Au total, 43% des emballages finissent dans des décharges, brûlés ou abandonnés dans la nature.
  • L’incinération de ces produits génère des gaz à effets de serre.
  • L’enfouissement n’est pas une solution durable.
  • Les sacs plastique sont fabriqués à base de pétrole.
  • A ces emballages, il faut ajouter tous les autres déchets générés pour les fabriquer.
  • Le transport des matières, leurs transformations, la consommation d’eau, d’énergie sont autant de ressources consommées pour produire ces emballages.

> La guerre aux sacs plastiques continue

Que contiennent nos poubelles ?

Un océan de détritus ! On comprend mieux l'impérative nécessité du recyclage.

  • 29 % de déchets putrescibles
  • 25 % de papiers cartons
  • 13 % de verre
  • 11 % de plastique
  • 4 % de métaux
  • 18% de divers

Ce qui nous fait en proportion plus de la moitié du volume de notre poubelle en emballage! Et dans cette quantité astronomique d'emballage un tier n'est pas trié soit un sixième de votre poubelle! Ils finissent donc incinérés, enfouis ou abandonnés en pleine nature plutôt que d’être valorisés.

La cause principale : le suremballage.

wrapped_potatoes.jpg
Sur cette image chaque pomme de terre est emballé

L’emballage est un bien nécessaire, puisque sa fonction principale est de protéger, renseigner et avertir le consommateur, le problème est surtout le suremballage qui agace le consommateur, coûte cher au fabricant et à un coût écologique indéniable.

Quelques exemples de suremballages : Des blisters surdimensionnés pour un produit bien moins grand, des produits individuels emballés dans une coque plastique elle-même filmé d’un plastique, le tout recouvert d’un carton… Il suffit de réfléchir quelques secondes pour éviter d’acheter ce genre de produits.(dosette café, thé, chocolat, gouter pour enfants, lingette, cartouche d’encre…)

Un système de consigne pourrait être mis en place pour encourager le consommateur à ne pas jeter négligemment ses déchets mais les industriels préfèrent donner de l'argent à des sociétés de traitement pour la collecte et la revalorisation de leurs déchets, un acte qui pourrait être louable mais qui n'incite pas le consommateur à changer ses habitudes, un habile transfert de responsabilité.

Les solutions envisageables pour réduire le suremballage.

L'emballage écologique, structurellement en croissance

  • L’accroissement des réglementations européennes, la montée en puissance de l’opinion en faveur de l’allègement et de la réduction des emballages sont autant de contraintes qui contribuent à créer encore plus d’innovations chez les professionnels. Les chiffres récents montrent bien que l’industrie mondiale de

l’emballage est portée par le développement durable : de 88 milliards de US$ en 2009, le marché des emballages respectueux de l’environnement devrait représenter 170 milliards de US$ en 2014

Pour les industriels.

Il est nécessaire de réduire l’emballage à sa première nécessité, c'est-à-dire la protection du produit qu’il contient tout en lui ajoutant design et ergonomie pour les aspects marketing.

Le nombre de matières exploitées pour l’emballage doit être limité.

Ces matières doivent aussi être recyclables pour assurer une exploitation durable des ressources.

L’emballage ne doit pas être synonyme de gaspillage.

Pour le consommateur.

  • boycotter les produits que vous estimez suremballés.
  • acheter les fruits et légumes en vrac.
  • privilégier les gros volumes plutôt que les produits unitaires.
  • acheter des produits de qualité.
  • privilégier les produits rechargeables.
  • utiliser des moyens de transports de vos courses réutilisables (cabas, caddie).
  • consommer de l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille.
  • si vous aimez les sodas, achetez une machine à soda.
  • valoriser vos déchets, un carton peut faire un meuble à chaussure, un emballage cadeau peut très bien servir à nouveau, un bocal de confiture peut servir de rangement pour des stylos ou des couverts…
  • acheter des produits recyclables ou recyclé.

Enfin Il faut toujours veiller à bien trier ses déchets.

Les Européens et l'emballage


Attentes et perceptions des consommateurs de 6 pays européens, interrogés par IPSOS en septembre 2010

Auparavant perçu comme utile pour préserver le produit, l’emballage est aujourd’hui également porteur de valeurs sociales et environnementales

Le salon EMBALLAGE s’est associé à l’institut IPSOS, pour interroger les consommateurs européens sur leurs attentes et leurs perceptions en matière d’emballage. Réalisé en septembre 2010 dans 6 pays (France, UK, Allemagne, Belgique, Italie et Espagne) auprès d’un échantillon représentatif de 6 150 personnes (1 000 personnes par pays), âgées de 16 à 64 ans1, cette étude a pour thème « Les Européens et l’emballage en 2010 ».

L’étude montre clairement que l’emballage connaît aujourd’hui une nouvelle évolution : il porte désormais des valeurs sociales et environnementales.

> 1er enseignement : L’emballage, au même titre qu’il protège ou préserve, doit pour tous les Européens, être recyclable ou en matériau recyclé. La recyclabilité est ainsi devenue une fonction attendue.

Si la majorité des consommateurs perçoit l’emballage comme une partie intégrante du produit, qui doit permettre :

‐ sa préservation (77%), ‐ son ouverture pratique (71%), ‐ son stockage (62%) ‐ et son transport (59%) ‐ et 59 % des personnes interrogées mettent en avant la recyclabilité des emballages comme une fonction à part entière.

Le principe de recyclabilité s’impose désormais comme une évidence. Il figure également dans le

TOP 3 des attentes, sur l’ensemble des pays interrogés.

  • 1 Découpage par pays : France : 1020, UK : 1035, Allemagne : 1029, Espagne : 1020, Italie : 1021, Belgique : 1025.
  • 2 - Sur la question des « pratiques vertes2 », l’Allemagne et la Belgique font, les latins aspirent ! Tandis

que la France occupe une position particulièrement performante…. Nous sommes face à une Europe à 2 vitesses sur la question des « pratiques vertes ».

  • Trier ses emballages est un éco‐geste massivement partagé par les euro‐consommateurs

questionnés (à 77%), les Belges étant toutefois les champions européens du tri des emballages vides tous matériaux confondus : la pratique du tri couronne de succès les dispositifs légaux mis en place dans les différents pays en ce qui concerne la fin de vie des emballages. Les 2 derniers pays européens en matière de pratique du tri des emballages (l’Italie et l’Espagne), se montrent, à l’inverse, les tous premiers à aspirer à des « pratiques vertes » : 34% pour l’Italie et 26% pour l’Espagne.

  • De leur côté, les consommateurs Français occupent la situation la plus performante sur le sujet : non

seulement ils trient, mais en plus, ils continuent à aspirer aux pratiques vertes (à 25%)…. Chez les consommateurs Belges (20%), Allemands (16%) et Britanniques (16%), l’aspiration à ces pratiques est bien moindre, dans la mesure où elles sont devenues des réalités du quotidien. La véritable innovation serait celle d’un emballage plus « juste » : réutilisable, en matériau végétal, avec moins d’emballage…

  • La contribution de l’emballage à la protection de l’environnement est devenue une réalité pour une

majorité d’euro‐consommateurs sensibles aux alternatives qui leur sont proposées. Emballages réutilisables et systèmes de recharges sont les innovations les plus connues par 56 % et 54 % des euro‐consommateurs et essentiellement en Allemagne et en Belgique. Mais on constate également que les systèmes de recharges sont jugés comme des innovations moins enthousiasmantes que les emballages réutilisables (45% versus 53%) et que, si les emballages en matériaux végétaux sont moins connus (35%), ils enregistrent de l’intérêt pour l’avenir pour plus de 4 européens sur 10.

  • L’innovation technologique ? Elle doit prouver un bénéfice clair et essentiel avant tout

Les packagings portant un indicateur de conservation ou de pastille de couleur (par exemple, avec des puces indiquant la fraicheur des aliments), l’emballage qui, après réchauffage au four, se transforme en assiette… représentent, en l’occurrence, des innovations enthousiasmantes (38% pour les premiers, et 22% pour les seconds). A l’inverse, des emballages à codes permettant, grâce à son Smartphone, d’avoir accès à des informations sur internet, ou des emballages ludiques permettant aux enfants de jouer virtuellement en 3D sur internet sont jugés beaucoup moins enthousiasmants (15 et 10%). Bonne nouvelle pour les marques : l’argument de la marque est le 2ème élément qui attire l’oeil en rayon

En ce qui concerne l’attractivité de l’emballage sur les linéaires de 2010, on constate que : • si tous les européens se rejoignent sur l’importance des mentions « premiers prix » et/ou « offre spéciale », en premier lieu, • l’argument de la marque est le 2ème point qui attire l’euro‐consommateur • en 3ème position, on retrouve la couleur du packaging : ce sont surtout les Anglais et les Allemands qui y sont sensibles, à l’opposé des Belges, nettement moins sensibles.

2 Personnes préoccupées par l’avenir de la planète, pour qui il est important de faire ce qu’elles peuvent pour protéger l’environnement aussi souvent que possible, et qui sont prêtes à payer plus pour des produits bons pour l’environnement.

  • 3 - Cette décennie marque donc une nouvelle évolution de l’emballage

D’élément pratique, qui permettait de rendre plus longue la conservation des produits, l’emballage est devenu progressivement : ‐ le vendeur visuel, porteur de signaux au service du marketing,
‐ puis un support de communication dont les messages ont créé le lien entre marques et consommateurs, pour développer des fonctions d’usage facilitant l’utilisation des produits en apportant du sens. Aujourd’hui, l’emballage porte des valeurs sociales et environnementales. Il a pour mission d’aider toutes les parties prenantes à mieux gérer leurs responsabilités entre citoyenneté et consommation.

[modifier] au sujet de l'emballage

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