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Groenland

Groenland

Un article de Encyclo-ecolo.com.

glaciers

Sommaire

Le Groenland

  • 4 fois plus vaste que la France et peuplé d'environ 56 000 habitants, le Groeland, assure depuis 2010 la gestion de ses ressources énergétiques, ambitionne de s'affirmer comme le "pays vert", son nom depuis 982.


Tandis que le réchauffement climatique s'accélère, la dernière destination à la mode est le Groenland constitué à 84% de glace et 2ème réserve de glace du monde ! 1,5 million de touristes se sont rendus pour voir les glaces avant disparition dans cet immense territoire rattaché au Danemark...

  • La fonte des glaciers est spectaculaire : en 2007, le glacier Kangerdlugssuaq Gletscher, à l'est du Groenland, s'écoule désormais à une vitesse de 14 km par an (ou 38 mètres par jour), 3 fois plus vite qu'il y a dix ans. L’eau fond et s’échappe en glissant sous les glaciers en contrebas, produisant ainsi un effet de « lubrification ». Les glaciers glissent comme sur un tapis d’eau et finissent dans la mer.
Parfois, de nouvelles îles, jusqu’alors complètement recouvertes par la glace, apparaissent près du littoral. Les cartes du Groenland vont donc évoluer dans les années à venir. Le Groenland perdrait donc 100 milliards de tonnes de glace par an. Conséquence directe, la quantité de glace recouvrant le Groenland se réduit de plus en plus, n’étant plus compensée par les chutes de neige.

  • La fonte a cru de 10 % de 2005 à 2007. Entre 1979 (date des premiers relevés par satellite) et 2006, la fonte s'est accrue d'environ 30 % à l'ouest du Groenland, avec des pics atteints en 1987, 1991, 1998, 2002, 2005 et 2007. Pendant ce temps la température de la couche d'air en surface augmentait de près de 4 °C, probablement sous l'effet du réchauffement climatique. L’impact sur l'élévation du niveau de la mer se voit encore peu et est estimé à 0,6 millimètre par an. On estime que si la calotte groenlandaise fondait entièrement, les océans monteraient de 7 mètres.
  • Le Groeland, "laboratoire" des enjeux de demain

    • Le Groeland, "laboratoire" des enjeux de demain symbolise à la fois l'enjeu climatique, de par son immense calotte glaciaire, et l'enjeu énergétique, au travers notamment de son potentiel considérable et stratégiques en terres rares. Le tout dans un contexte de construction étatique, au travers de son autonomie renforcée au sein du Royaume du Danemark, et un environnement géopolitique très évolutif, l'Arctique, où se côtoient les intérêts américains, européens, russes et asiatiques, avec une ambition croissante de la Chine.
    • Nuuk pourrait devenir la première capitale du monde neutre en CO2 et les terres rares du Groeland pourraient assurer une partie de la croissance verte mondiale. Un potentiel estimé à moins 25% de la demande mondiale en terres rares durant cinquante ans qui, dans le contexte de quasi-monopole chinois, a son importance et offre au Groenland un levier d'influence important dans sa relation à l'Union européenne.

    Le recul des glaciers ne préjuge pas de notre futur climatique

    "Le recul observé chez certains glaciers du Groenland pourrait être une réponse transitoire au changement climatique, et aucune conclusion sur le taux de diminution de la calotte de cette île à l'avenir ne devrait en être tirée, estiment des scientifiques britanniques.

    Dans leur étude à paraître lundi dans la revue britannique Nature Geoscience, les chercheurs de l'Université de Durham, en Grande-Bretagne, concluent que l'évolution des glaciers du Groenland se déversant dans la mer dépend beaucoup de celle-ci, et s'adapte très rapidement à ses fluctuations.

    Un tel mécanisme pourrait expliquer "les changements synchrones de plusieurs glaciers côtiers groenlandais face aux fluctuations à court terme du climat", écrivent les principaux auteurs de l'étude, les Drs Faezeh Nick et Andreas Vieli. Mais leur évolution ne peut pas être extrapolée à toute la calotte de glace de l'île, soulignent-ils.

    Les chercheurs ont réalisé une modélisation de l'avancée, de la réduction en épaisseur et de l'accélération du glacier Helheim en prenant en compte les différentes hypothèses avancées jusqu'ici pour expliquer les variations observées sur certains glaciers du Groenland ces dernières années.

    Parmi ces théories figurent notamment un réchauffement de l'atmosphère qui ferait fondre la glace, avec la formation à la base du glacier d'un tapis d'eau sur lequel il glisserait.

    La vitesse d'écoulement des glaciers du Groenland qui débouchent sur la mer affecte directement le niveau des océans, dont la montée du niveau, actuellement d'environ 3 mm par an, est une source d'inquiétude pour de très nombreuses populations côtières et des Etats insulaires.

    Les actuelles prévisions du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), qui tablent sur une élévation du niveau des mers de 18 à 59 centimètres d'ici à 2100, ne prennent pas en compte le comportement futur des calottes polaires de l'Antarctique et du Groenland." (source AFP 2009)


    Le Groenland et le changement climatique

    extrait d'un article sur le réchauffement climatique du Paristechreview.com

    "Les habitants du nord du Groenland, de leur côté, avaient abattu trop d’arbres et élevé trop de bétail, dégradant les sols. Lorsque la période glaciaire arriva et que les températures descendirent, les Inuits, peuple ancestral de la région, s’adaptèrent à ce nouvel environnement plus rude, mais les colons nordiques périrent. C’est du moins ce que l’Histoire a retenu. Si l’on en croit une étude récente d’un groupe de chercheurs parmi lesquels Andrew Dugmore, professeur de géographie à l’université d’Edimbourg, la réalité est plus complexe – et soulève davantage de questions – pour quelqu’un qui chercherait une simple variation de « La cigale et la fourmi »:

    “Les peuplades nordiques du Groenland ne périrent pas parce qu’elles refusaient bêtement de s’adapter aux conditions de l’Arctique ou à cause de choix économiques irrationnels. La vraie leçon à tirer de leur histoire est beaucoup plus large et plus effrayante dans le contexte actuel. Il est possible de s’adapter avec ingéniosité à un nouvel environnement, de développer pendant des siècles une capacité à s’organiser en communauté, en préservant avec sagesse les ressources pour le bien commun, en tirant des leçons de l’expérience et en maintenant des standards et des règles de vie durables à l’échelle de plusieurs siècles… Tout en étant frappé par un déclin final brutal et une extinction”. (“Norse Greenland settlement and limits to adaptation”, Andrew Dugmore, in “Adapting to Climate Change: Thresholds, Values, Governance”, Cambridge University Press, 2009)"

    Le Groenland entre préservation et exploitation

    Le Groenland, est écartelé entre 2 enjeux contradictoires :

    • livrer ses fjords blancs et ses eaux territoriales aux manœuvres des compagnies d'extraction de minerais rares et de pétrole

    ou

    • contribuer à préserver la fragile calotte glaciaire, dont la fonte au cours des prochains siècles pourrait contribuer à la hausse de 7 mètres du niveau des mers

    La Chine, prédateur stratégique du Groenland

    Sous statut d'autonomie renforcée depuis 2009 au sein du Royaume du Danemark, le Groenland a deux principaux partenaires extérieurs : les Etats-Unis, qui disposent d'une base aérienne à Thulé, et l'Union européenne, qui alimente à hauteur de 25 millions d'euros des programmes d'éducation pour former les élites groenlandaises en vue de l'indépendance du pays. En cas d'indépendance, l'enjeu géopolitique sera majeur pour cette île qui regorge de matières premières et attire un autre partenaire : la Chine, qui se positionne dans la région du fait de l'ouverture programmée des routes polaires.

    D'après les premières prospections, le Groenland pourrait répondre à 25% de la demande mondiale en terres rares, selon le ministre Palle Christiansen, qui considère "dangereux que la Chine contrôle toute cette industrie", mais demeure ouvert à toute proposition, y compris chinoise. Les Chinois sont en cours de prospection sur le territoire groenlandais. "Or bleu avec de l'eau en abondance, or noir avec le pétrole, or vert grâce aux terres rares, or tout court et uranium, le Groenland possède tout ce qui attire la Chine", analyse Damien Degeorges, doctorant en sciences politiques et spécialiste des enjeux du Groenland. "Dans l'éventualité d'un Groenland indépendant, d'un point de vue de sécurité énergétique et de sécurité tout court, il est crucial que l'économie reste stable. Si le Groenland veut faire évoluer sa politique, il a tout intérêt à rester maître de son destin".

    Groenland, le modèle norvégien

    Le Groenland possède des matières stratégiques qui en font un laboratoire des enjeux de demain. Depuis 2010, le Groenland assure la gestion de ses ressources énergétiques et a pour ambition de s'affirmer comme le "pays vert", son nom forgé par les Vikings depuis 982, à la vue des prairies vertes qui subsistaient au fond des fjords du sud-ouest, et malgré la blancheur prédominante. Hydroélectricité en abondance, terres rares utiles pour les éoliennes et les batteries électriques : le Groenland entend contribuer à la croissance verte du monde. Nuk, la capitale, pourrait devenir la première ville du monde neutre en CO2. Aujourd'hui, l'uranium contenu dans ses montagnes est placé sous sa souveraineté. La loi groenlandaise interdit l'extraction de matières radioactives. "Nous envisageons de changer cette loi dans la perspective de pouvoir extraire de l'uranium dans le futur pour contribuer à long terme à l'industrie nucléaire, qui n'émet pas de CO2. Mais la nature est si fragile, et nous voulons porter attention aux habitants qui vivent près de ces sites miniers", expose Palle Christiansen

    source : actu-environnement.com/ae/news/groenland-enjeux-climat-convoitise-ressource-12779.php4#xtor=EPR-1



    [modifier] A lire également sur le Groenland


    Glaciers
    Réchauffement climatique

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