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Français et le développement durable

Français et le développement durable

Un article de Encyclo-ecolo.com.


Sommaire

Les Français et le développement durable

DES CHANGEMENTS profonds et durable dans la perception des Français

Un faisceau convergent d'aspirations et de sensibilités (https://www.consoglobe.com/ac-shopping-equitable_1777_consommation-durable-francais-confirment.html)

Dès lenquête, réalisée début 2007, "Conditions de vie et aspirations des Français" du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) confirme la sensibilité des consommateurs à la consommation durable et à une palette de thèmes assez variés.

Principaux résultats :

  • Souffrance animale, travail des enfants risque de pollution : ces 3 thèmes sont pris en compte lors de leurs achats par 44 % des consommateurs.
  • L'appréciation de la manière dont les entreprises prennent en compte l'environnement progresse de 6 points entre l’enquête de 2002 et celle de 2006.
  • Les jeunes, les clients aisés et les urbains sont les plus sensibles aux arguments environnementaux et éthiques.
  • Le non-recours au travail des enfants (50 %) arrive en tête devant la fabrication du produit en France (37 %), l'absence de pollution dans le processus de fabrication (26 %) et le respect des conditions de travail (25 %).
  • Le "made in France" peut être un critère de choix, mais l’inverse ne motive pas le refus d’acheter.
  • 61 % des personnes interrogées pourraient accepter un supplément de prix de 5 % pour obtenir des entreprises le respect d'engagements "éthiques".
  • La qualité est le plus important critère de choix, quasiment à égalité avec le prix.
  • La garantie, la marque ou les engagements de citoyenneté suivent assez loin derrière qualité et prix dans la hiérarchie des critères de choix.
  • 1 consommateur sur 5 affirme avoir fait un achat citoyen au cours des six mois précédant l'enquête.
  • Il ne semble plus y avoir d’opposition de principe chez le consommateur français à mener des boycotts qui seraient justifiés.


Le changement de fond dans la consommation occidentale

Selon les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Axciom en mars 2009 auprès de 400 000 internautes, une très grande majorité des personnes interrogées ont pris conscience des enjeux pour la planète de mener une politique active de développement durable ; la plupart d’entre eux ayant adopté des changements comportementaux favorables à l’écosystème de consoGlobe. Ainsi, parmi la population sensibilisée des enjeux environnementaux :

  • 97 % répondent se sentir concernés par les enjeux environnementaux et avoir d’ores et déjà opté pour le tri sélectif de leurs déchets ménagers.
  • 94% réduisent leur consommation d’eau en optant pour les douches plutôt que les bains, en ayant mis en place des chasses d’eau à deux vitesses, en réduisant les débits des robinets etc.
  • 93% tentent de limiter la consommation d’énergie, en privilégiant notamment les ampoules à basse consommation d’énergie, en régulant automatiquement les thermostats, etc.
  • Près de 75% prétendent vouloir faire de réels efforts pour leur planète en adoptant des gestes dits « anti-pollution »**

Des changements radicaux de comportement se révèlent au travers de l’usage d’Internet

  • Un des effets reconnus de la Révolution Digitale est un fractionnement important des comportements de consommation. Avec un accès libre à l’information, la multiplication des offres et des moyens de distribution et la faculté de comparer les prix, les consommateurs sont devenus experts dans la gestion de leurs attentes et priorités en termes de dépenses et en termes d’achat ou de comportement « militant ».

- La consommation collaborative (social shoppin) permet aux internautes de s’informer et de comparer des produits en s’aidant des avis et conseils et des opinions d’autres internautes. L’internaute, s’il souhaite ensuite acheter le produit, sera redirigé vers des sites marchands, non pas sur la base du prix (comme les comparateurs de prix) mais plutôt sur celle des recommandations générées par les autres internautes. Ce phénomène croissant leur permet d’acheter sans voir le produit en magasin mais aussi d’adopter un comportement militant ou les choix effectués sont de plus en plus le reflet de leurs convictions.

Ainsi, selon l’étude EIAA Mediascope Europe 2008, 64 % des internautes européens considèrent qu’il est important de lire les opinions et recommandations laissées par les internautes avant d’acheter un produit.

- Un même consommateur sera dans les « big spenders » dans certaines catégories tout en profitant d’offres dites « Low Cost » dans d’autres (par exemple – Voyager sur une compagnie « low cost » pour passer un weekend dans un 6 Etoiles Luxe, ou garer sa Porsche sur le parking d’un Gigastore – ne sont plus des comportements exceptionnels.).

Cette gestion individuelle du pouvoir d’achat engendre une polarisation des marchés, avec comme conséquence une position très inconfortable pour le milieu de gamme. Alors que le pouvoir d’achat des consommateurs est sous pression et que nous traversons actuellement une crise économique mondiale, ce phénomène ne fait que s’amplifier.

La crise actuelle est une crise de confiance qui touche l’ensemble des catégories de consommateurs. Cette crise implique nécessairement une plus forte attention des internautes à leurs dépenses, et donc renforce encore la polarisation des comportements. Ainsi, 79 % des consommateurs pensent changer leur façon de consommer

(source : OTO Research – octobre 2008).


Les Français face au sujet de l'environnement

L'environnement : Une crainte internationale

(https://www.consoglobe.com/ac-actus-developpement-durable_2550_climat-crainte-internationale.html)

Le 9 juillet 2009, les résultats d'une enquête sur les réactions face au changement climatique effectuée au sein de 22 pays, ont été révélés pour la 2ème année consécutive par la chaîne d'informations BBC World News ainsi que Synovate, la branche étude de marché du groupe Aegis.

Cette nouvelle étude qui s'est principalement concentrée sur le degré d’appréhension des enjeux concernant le changement climatique, évoque une nette évolution depuis 2007 :

  • 80% des américains se disent inquiets contre 57% en 2007.
  • 88% des Espagnols et 86% des Brésiliens se sentent les plus concernés et ne cachent pas leur crainte.

Ceci peut s’expliquer par l’aridité de certaines régions d’Espagne et par l’impact de la déforestation au Brésil, précise l'étude.

  • 85% des Français sont préoccupés par le changement climatique, contre 72% il y a un an.

Par ailleurs, parmi les plus fortes hausses du degré d’inquiétude on compte également:

  • le Danemark (62% d’inquiets en 2007, 79% en 2008),
  • la Pologne (de 47% à 58%),
  • l’Inde (de 59% à 72%),
  • la Russie (de 43% à 57%),
  • et le Royaume-Uni (de 74% à 85%)

Les Etats Unis sont évoqués comme étant les principaux responsables de ces changements climatiques pour 61% des sondés ( contre 66% en 2007) ainsi que la Chine pour 18% des personnes interrogées ( contre 14% en 2007).

  • De plus, la plupart des Américains interviewés lors de cette étude accusent leur propre pays d’être le plus grand fautif, à 74% (contre 82% en 2007).


Sondage 2006 : le réchauffement, première préoccupation des Français

Les Français estiment à 59% que les entreprises dont ils sont clients doivent se préoccuper de l’environnement.

Réponses à la question : « Parmi les sujets suivants, quels sont ceux qui vous préoccupent le plus ? »

  • Réchauffement de la planète : 46%
  • Pollutions : 40%
  • Insécurité : 36%
  • Baisse des réserves naturelles : 36%
  • Chômage : 34%
  • Inégalités : 33%
  • Terrorisme : 32%
  • Retraites : 27%
  • Immigration : 19%


  • En 2006, « l 'environnement devient une préoccupation de plus en plus consensuelle", mais "l'écart entre la sensibilité des individus pour l'environnement, les efforts qu'ils déclarent être prêts à faire et ce qu'ils font réellement" perdure. Ce sont les conclusions d'une étude portant sur les pratiques écologiques de nos concitoyens (Sondage Opinion way, dec 06)


2010, après la crise, le réchauffement fait moins peur

(Source : Sondage Ifop - Le Monde effectué du 8 au 10 novembre 2010 sur un échantillon de 1.010 personnes âgées de 18 ans et plus)


La crise économique est passée par là ... Selon ce sondage, les Français seraient moins tourmentés par le réchauffement climatique fin 2010 qu'en 2008, bien que considérant toujours le [réchauffement climatique] comme la plus importante menace environnementale.

Le réchauffement climatique n'est plus la priorité des Français : ce sondage évèle que pour 41% d'entre eux le réchauffement climatique constitue le danger environnemental et sanitaire le plus inquiétant. (contre 53% en 2008).

Par ailleurs, face aux autres préoccupations internationales, les Français se montrent nettement moins inquiets par le réchauffement climatique (26%) que par la crise économique (54%), le terrorisme (43%) mais aussi l'affaiblissement des ressources naturelles (31%).

Cependant, de manière générale, les Français sont relativement plus sensibilisés au réchauffement climatique que les Américains qui ne sont que 50% à penser que la hausse des températures est due à l'activité humaine, contre 74% pour les Français...



2007, L'éthique comme valeur essentielle du développement durable

> Au-delà du bio, c'est de consommation éthique dont il s'agit comme le montrait une étude de mars 2006 sur 6000 personnes* (Sondage Ifop de sept. 07)

  • Plus de 6 Français sur 10 pensent et commencent à agir « développement durable »
  • 64,8% déclarent privilégier les marques qui ont une véritable éthique
  • 31%déclarent choisir des produits respectueux de l'environnement (+14,4 points par rapport à 2004)


L’environnement et la pollution

L’environnement et la pollution sont la troisième préoccupation des Français après le chômage et la santé. (TNS-Sofres dec 06) http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/291106_preocconso_r.htm

Si une catastrophe climatique devait survenir, les Français ne pourront même pas dire qu’ils ne savaient pas.

  • Près de deux Français sur trois (62 %) estiment que celui « qui peut vraiment agir pour préserver l’environnement », c’est d’abord lui-même, révèle un sondage 20 Minutes-RMC-LH2 réalisé pour le Manifeste 2007.
  • Les actions que pourraient mener les politiques (cités à 21 %) ou les entreprises (14 %) sont jugées moins prioritaires. Beaucoup ont donc le sentiment que trier ses déchets, utiliser les transports en commun ou chauffer plus modérément son logement n’est pas vain pour l’avenir de la planète.
  • « Cela montre que les campagnes de sensibilisation que nous menons depuis deux ans portent leurs fruits », se réjouit-on au cabinet de la ministre de l’Ecologie, Nelly Olin. Au-delà du constat, comment limiter le réchauffement et ses dangers (lire ci-dessous) ?
  • Interrogés sur les propositions à mettre en œuvre, les sondés plébiscitent l’idée d’imposer le respect de normes environnementales avant dedélivrer un permis de construire (93 % de « oui »).

2008 - La consommation durable n'est pas un phénomène de masse

Infirmant en partie la conviction de 60 Millions de consommateurs, les études et chiffres ultérieurs montrent que la consommation de produits éthiques ou écologiques est resté relativement marginale.

L'étude 20008 sur les consommateurs français sur le développement durable d'Ethicity auprès de 4400 personnes âgées de 15 à 70 ans témoigne d’un paradoxe.

Si les Français ont intégré le développement durable et compris les enjeux qui lui sont liés, ils ne sont pas plus de 20 % à avoir changé leur mode de consommation. Baisse de pouvoir d’achat, manque de lisibilité de l’offre développement durable, autant de facteurs qui font de la consommation responsable une spécialité des « seniors » et des catégories de la population les plus aisées.

La livraison des chiffres 2008 permet de constater que 90 % des personnes interrogées connaissent le développement durable. Mais que mettent-ils derrière cette notion ?

  • Ils sont toujours plus nombreux (66%) à considérer qu’il s’agit en priorité de protection de l’environnement.
  • Seuls 36 % pensent qu’il évoque l’équité sociale et la lutte contre les inégalités et 37 % en font une nouvelle forme de croissance économique. Ces chiffres illustrent une approche française du développement durable, amplifiée par le Grenelle de l’environnement qui consiste à privilégier le « pilier vert » de cette notion qui implique, en principe, de donner autant d’importance aux trois dimensions sociale, environnementale et économique.
  • Convaincus qu’il s’agit d’une nécessité (75%), beaucoup plus préoccupés par le réchauffement climatique qu’auparavant, les Français ont pris conscience de la nécessité d’agir mais ne sont pas encore convaincus du « pouvoir du caddie ».
  • Mettre en cohérence ses convictions et ses choix d’achats reste un comportement adopté uniquement par une population composée de cadres, des professions intellectuelles et des seniors. On ne compte donc pas plus de 20 % de consom’acteurs.

Les promoteurs de l’enquête sont préoccupés par 2 tendances sur la consommation responsable :

1 - le fait que 75 % des Français l’associent à la réduction de leur consommation (19 points de plus qu’en 2006)
2 - l’absence de sensibilisation des jeunes (moins de 35 ans) au concept.

« Ils évoquent des problèmes de pouvoir d’achat mais aussi un manque d’adhésion à cette notion », expliquait Elisabeth Pastore-Reiss, directrice d’Ethicity. « Il est vrai qu’en parlant de développement durable, on met davantage l’accent sur les catastrophes, ce qui peut provoquer un effet « no future » chez les jeunes.

Or il faut donner envie en évoquant un monde à venir attractif plus léger et solidaire. Il est par ailleurs encore difficile de faire le lien entre les enjeux du développement durable et la consommation quotidienne. Les produits qui l’incarnent (ampoules basse tension, alimentation bio ou équitable, produits d’entretien verts..) sont, de plus, perçus comme plus chers. Il y a un gros travail à faire de tous les acteurs pour mettre en avant les « plus produits ».


Des valeurs générales de l'environnement aux notions concrètes du quotidien

Origine des matières premières / Impact sur la biodiversité / Lieu de fabrication
Répartition du prix entre les différents intervenants / Impact du produit sur le changement climatique Garantie de respect des standards de protection sociale Eco-responsabilité de l’emballage Enseignements

  • Si les répondants sont sensibles à toutes les dimensions de l‘écocitoyenneté des produits, ils le sont sensiblement plus à celles liées à l'environnement qu’à celles liées au sociétal ou à l’équitable. Au-delà du discours, ils cherchent néanmoins des garanties

Le bio à la pointe de la consommation durable

(8ème édition du baromètre de l'Agence Bio)

  • Les Français sont de plus en plus nombreux à s'intéresser au bio. C'est une confirmation qu'apporte la 8ème édition du baromètre de l'Agence Bio, un organisme public dédié au développement de l'agriculture biologique.
  • 77% des Français interrogés considèrent l'agriculture biologique comme une solution pour faire face aux problèmes environnementaux et 84% souhaitent qu'elle se développe en France.
  • 42% déclarent consommer au moins un produit bio chaque mois contre 37% en 2003,
  • 33% déclarent avoir « l'intention d'augmenter leur consommation" de fruits et légumes, viande, produits laitiers et pain.
  • Les produits biologiques dont les ventes se sont accrues en 2007 sont les compléments alimentaires, le lait, les produits à base de soja et les œufs.
  • Les produits bio qui ont le plus attiré de nouveaux consommateurs sont les petits pots pour bébés et l'épicerie, c'est-à-dire les pâtes, le riz, les céréales.
  • Le 1er motif poussant à consommer des articles bio reste la préservation de la santé (96%), suivi de la qualité et du goût des produits (91%) puis la protection de l'environnement (90%).

Le seul bémol à cette satisfaction est que la consommation de produits bio croît plus rapidement que leur production. Conséquence directe, on recourt de plus en plus aux importations. Il est indispensable de développer l'offre nationale de produits bio et le nombre de producteurs est 'offre si on veut atteindre l'objectif issu du Grenelle de l'Environnement : il s'agit en effet d'atteindre 6% de surface agricole utile en culture biologique d'ici 2010 contre 2% en 2006.

  • Une des manières de stimuler la production bio et donc d'atteindre l'objectif global est de proposer 20% de produits bio dans la restauration collective d'ici à 2012. De son coté, la grande distribution a promis à augmenter d'au moins 15% la part des produits bio dans le total des ventes alimentaires chaque année. Ces promesses pourront-elles être tenues ?
  • Selon cette même enquête, d'une manière générale, 2 Français sur 3 déclarent qu'ils privilégient l'achat de produits respectueux de l'environnement ou des principes du développement durable.


Les Français et l'alimentation bio

(CEGMA TOPO, octobre2010)

  • Comme en 2009, CEGMA TOPO s’est penché sur l’assiette des Français. Comment mangent-ils ? Quels aliments pensent-ils bons pour leur santé ? Sont-ils bien informés ?… CEGMA TOPO a recueilli l’avis des Français* quant à leurs croyances et pratiques alimentaires.

Conclusion principale 3 Français sur 5 n’ont jamais entendu parler du label bio européen.

  • Le label Bio Européen a été relooké en 2010, peut-être pour pallier un déficit de notoriété. Parmi les Français ne connaissant pas ce label, 75% sont pourtant acheteurs de produits Bio !
  • Le label ne fait pas consensus au sein de la population française : les « pour » le voient comme une harmonisation européenne tandis que les « contre » comme une uniformisation par le bas.


Près des ¾ des Français sont locavores (même occasionnels) :

  • Depuis 2009, plus de Français s’approvisionnent directement aux producteurs locaux, en particulier les femmes. Ce n’est pas le caractère bio des produits qui est ici recherché puisque 65% des locavores achètent indistinctement des produits bio et non bio. A l’avenir, ils seront 80% à consommer local.

Les changements, depuis 2009, dans l’assiette des Français : light, viande, complément alimentaire…


  • Les chiffres 2010 sur le light confirment la tendance identifiée en 2009 : les produits allégés sont à exclure de l’alimentation ou à éviter pour près de 30% des Français (23% en 2009).
  • Les Français pensent qu’ils doivent modérer leur consommation de viande rouge (50% des Français en 2009 pensaient qu’il fallait en consommer régulièrement ou à volonté. Ce chiffre chute à un peu moins de 40% cette année).
  • Les compléments alimentaires ont une meilleure image qu’en 2009 (1 français sur 2 pensait à les exclure de son alimentation ou à les éviter contre 40% aujourd’hui).
  • La diffusion récurrente du conseil « Manger 5 fruits et légumes par jour » semble porter ses fruits puisque 1 Français sur 2 a cette règle alimentaire à l’esprit (une progression de 10 points / 2009).
  • Les plats cuisinés ne remportent pas le suffrage des français.


« Cette étude révèle notamment que les Français ont de plus en plus de difficultés à respecter les principales règles alimentaires pour préserver leur santé. Ces difficultés peuvent être mises en parallèle avec les attentes très fortes en matière de nutrition des consommateurs vis-à-vis non seulement des industriels de l’agro-alimentaire, des enseignes de la Grand Distribution mais également des institutions telles que le ministère de la Santé et l’Union Européenne » conclut Olivier HERBAUT, Consultant CEGMA TOPO.


Les Français et la Consommation Responsable

  • Selon le 8ème baromètre de l'agence bio, d'une manière générale, 2 Français sur 3 déclarent qu'ils privilégient l'achat de produits respectueux de l'environnement ou des principes du développement durable


Développement durable entre crise et individualisme

Le concept de développement durable est connu de 97 % des Français dès 2008. Ce qui est plus intéressant est de voir quelles notions chacun met derrière ce terme.

C’est assez « naturel », le développement durable évoque au premier chef l'environnement (87 %). Les autres notions liées au développement durable sont :

  • l'activité économique et financière (56 %),
  • la solidarité sociale (50 %),
  • la gouvernance (45 %),
  • la santé (40 %),
  • l'éducation (22 %).

En 2008, les sujets qui nous préoccupaient à plus de 90% sont :

  • le changement climatique,
  • la raréfaction des ressources naturelles,
  • les inégalités sociales et la question du logement.

Pour 80% d’entre nous ce sont les inégalités Nord-Sud, l'accès à la santé et les conditions de travail en France qui causent souci :

  • 80 % des personnes sondées pensent qu’il est crucial de sensibiliser les gens à la protection de l'environnement, mais 42 % d'entre elles estiment que, dans le contexte actuel, l'emploi est plus important encore.
  • 89 % des sondés admettent qu’ils sont individuellement responsable en matière de développement durable. Mais seuls les 2/3 d’entre eux adoptent une attitude de « consomm'acteurs ». Autrement dit, seul 2/3 font le choix d’une boutique écologique et choisissent d’acheter des produits plus respectueux de l'environnement ou de l’éthique.

Consommation durable : les Français confirment (2007)

https://www.consoglobe.com/ac-shopping-equitable_1777_consommation-durable-francais-confirment.html

  • Une enquête, réalisée début 2007, "Conditions de vie et aspirations des Français" du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) confirme la sensibilité des consommateurs à la consommation durable. Principaux résultats :
  • Souffrance animale, travail des enfants risque de pollution : ces 3 thèmes sont pris en compte lors de leurs achats par 44 % des consommateurs.
  • L'appréciation de la manière dont les entreprises prennent en compte l'environnement progresse de 6 points entre l’enquête de 2002 et celle de 2006.
  • Les jeunes, les clients aisés et les urbains sont les plus sensibles aux arguments environnementaux et éthiques.
  • Le non-recours au travail des enfants (50 %) arrive en tête devant la fabrication du produit en France (37 %), l'absence de pollution dans le processus de fabrication (26 %) et le respect des conditions de travail (25 %).
  • Le "made in France" peut être un critère de choix, mais l’inverse ne motive pas le refus d’acheter.
  • 61 % des personnes interrogées pourraient accepter un supplément de prix de 5 % pour obtenir des entreprises le respect d'engagements "éthiques".
  • La qualité est le plus important critère de choix, quasiment à égalité avec le prix.
  • La garantie, la marque ou les engagements de citoyenneté suivent assez loin derrière qualité et prix dans la hiérarchie des critères de choix.
  • 1 consommateur sur 5 affirme avoir fait un achat citoyen au cours des six mois précédant l'enquête.
  • Il ne semble plus y avoir d’opposition de principe chez le consommateur français à mener des boycotts qui seraient justifiés.

Un écart entre les déclarations et les actions

Comme le confirme le Credoc sur son site au sujet de la consommation durable : Elle montre qu’il y a, dans le domaine, un écart certain entre les discours, volontiers généreux et altruistes, et les pratiques réelles de consommation. Toutefois, cette enquête confirme qu’en quatre ans, même si elle est encore l’apanage des groupes les plus favorisés, la consommation citoyenne a renforcé son assise dans la population et semble plus s’apparenter à une tendance durable qu’à une mode passagère.

> 85% des Français ont le sentiment que dans la vie quotidienne, ils pourraient faire plus pour protéger l'environnement.

> Selon l’étude d’Eco Observer pour le National Geographic Channel, Ouest France et France Info, 97% des Français considèrent qu’il est important pour eux d’adopter des gestes verts au quotidien. Pourtant, 52 % estiment que le cadre de vie est assez contraignant lorsqu’il s’agit d’adopter des gestes verts.

Cet écart entre préoccupations et actions était déjà bien visible en 2006 : « l 'environnement devient une préoccupation de plus en plus consensuelle", mais "l'écart entre la sensibilité des individus pour l'environnement, les efforts qu'ils déclarent être prêts à faire et ce qu'ils font réellement" perdure. Ce sont les conclusions d'une étude portant sur les pratiques écologiques de nos concitoyens (Sondage Opinion way, dec 06)


Les produits écologiques trop chers pour les consommateurs

Le problème du pouvoir d'achat est souvent mis en avant pour expliquer pourquoi les Français ne concrétisent pas plus leurs convictions dans leurs achats et leur vie quotidienne :

  • Alors que leur pouvoir d’achat est en berne, plus de 6 Français sur 10 trouvent les prix des produits écologiques trop élevés. Et un sur deux estime qu’il est difficile de savoir s’ils sont vraiment écologiques, selon un sondage réalisé en mars 2009 par LH2/Planète Durable et le Mouvement Vraiment Durable.
  • 76% des Français ont entendu parler du développement durable, 51% déclarent pouvoir en donner une définition précise, mais 34% seulement ont entendu parler de la consommation durable.
  • 60% estiment pourtant que les produits verts constituent un progrès pour la société. Ils ne sont que 12% à penser que c’est une nouvelle mode qui passera comme les autres.
  • Pour 51% des Français, un produit vert ne comporte aucun risque pour la santé. Pour 44%, il génère peu de déchets et pour 43%, il se recycle facilement.

L’utilisation de peu de matières premières et une durée de vie plus longue ne sont pas des caractéristiques très reconnues.

  • 46% pensent que les supermarchés et hypermarchés sont les lieux les plus appropriés pour découvrir les produits respectueux de l’environnement.


Selon une autre étude réalisée en 2007 par le cabinet Ethicity avec l’Ademe :

  • 90 % des Français sont conscients de l’importance du développement durable, mais 19 % seulement sont prêts à payer plus cher pour des produits plus respectueux de l’environnement.
  • La consommation de produits responsables ne décolle pas : 25% des Français achètent régulièrement des produits respectueux de l’environnement. Soit une baisse de 5 points par rapport à 2006. Les consommateurs les plus aisés et les plus âgés sont les plus enclins à modifier leurs pratiques d’achat.


60 millions de consommateurs éthiques… ?

Le magazine « 60 millions de consommateurs » a publié en mars 2006 une enquête "Spécial éthique" sur les comportements d’achat. Conclusion : les consommateurs sont engagés et convaincus.

Les achats éthiques se font surtout dans le domaine de l’alimentaire. Ceci s’explique par l’importance des informations et de l'offre dans ce secteur, plus grande qu'ailleurs comme le montre notre annuaire des sites marchands.

  • Les Français confirment un certain engagement pour le respect des droits humains et sociaux notamment lorsqu’il s’agit des enfants. Nous serions plus de 80% à être prêts à payer plus cher, 87% à changer de magasin si celui-ci ne se conforme pas aux droits du travail et plus de 50% à avoir réellement boycotté des marques ne respectant pas les droits des enfants ou les droits sociaux (licenciements abusifs).
  • Consommer de façon durable implique que lors de l’achat et de l’utilisation des produits et services ainsi que lors du traitement des déchets, on tienne compte de leur influence sur l’environnement, sur la société et sur le bien-être général de la planète.
  • Les plus jeunes sont sensibles aux conditions environnementales de production, alors que les plus âgés s'intéressent davantage aux problèmes économiques et d'intérêt national. Cependant, ils tous se sentent concernés et confirment l’avenir prometteur de la consommation éthique.

Selon une étude Ethicity de mai 2006, vous êtiez 77% à considérer que consommer responsable c’est consommer « mieux ». Vous êtes 20% à considérer que consommer de manière responsable, c’est réduire sa consommation en général ... ce qui fera plaisir aux partisans de la décroissance.

Les Belges aussi

En Belgique, 4 Belges sur 10 achètent des produits durables au moins 1 fois par semaine. 49 % des Belges ont l’intention d’acheter plus de produits durables et ce sont surtout les femmes qui achètent des produits durables. Les 51 – 65 ans achètent le plus souvent des produits durables : 48 % des personnes dans cette tranche d’âge déclare acheter des produits durables au moins une fois par semaine.


Les Français et les Achats responsables

La consommation de produits écologiques a explosé en Europe de 2000 à 2010 (de 400 à 500% sur la période selon les pays) mais elle reste relativement marginale.

Cependant, le "verdissement" de la consommation se poursuit massivement car se sont tous les produits de consommation qui deviennent peu à peu, moins polluants, plus légers, moins gourmands en énergie, plus respectueux de l'environnement, avec moins d'emballages, etc.


Enquête sur la connaissance des Français en matière d’initiatives vertes de la part des entreprises

En 2006, 50% des Français déclaraient être prêts à « acheter responsable». Mais ils attendaient également des efforts de la part des entreprises.

En conséquence, de plus en plus d’entreprises ont axé – tout ou partie - leur développement sur ce désir de consommation responsable.

Réponses à la question « L’entreprise dont j’achète les produits ou services doit se préoccuper …» ?

  • De la protection de l’environnement : 59%
  • De l’égalité de traitement entre salariés hommes et femmes : 56%
  • Du respecte des gens qu’elle fait travailler dans le tiers monde : 55%
  • De la préservation de la santé publique : 52%
  • De l’avenir de la planète : 51%
  • De la création d’emplois : 46%

(Source : sondage Opinion Way pour Le Figaro du 28/12/06, novembre 2006)


Pour la Journée Mondiale de l'Environnement du 5 juin 2009 , LinkedIn a mené une enquête exclusive auprès de ses membres Français sur la façon dont ils connaissent et perçoivent les initiatives vertes de leur entreprise. Au total, ils sont plus de 740 à avoir répondu et les résultats sont sans appels.

L'environnement : des initiatives méconnues

  • 23% des sondés disent ne pas connaître la politique de leur entreprise en matière de développement durable. Et pourtant, c'est un enjeu qui intéresse : seuls 8% des sondés déclarent ne pas s'y intéresser.

La crédibilité des entreprises est à consolider

  • Les entreprises ne sont pas encore pleinement crédibles en vert : 8% des sondés pensent qu'elles font du greenwashing. La critique augmente avec l'âge : cette réponse a été donnée par 4% des 18-24 ans, 10% des 25-34 ans, 13% des 35-54 ans et 33% des 55ans et +.

Une politique environnementale mise en doute par les salariés

  • 46% des répondants trouvent que leur entreprise ne fait rien ou assure juste le minimum légal en matière de développement durable.

Note positive: ils sont 31% à dire que leur entreprise de faire des efforts en matière de développement durable et 22% trouvent qu'elle est très engagée en la matière.

  • Une confiance qui évolue avec la taille de l'entreprise

• 65% des répondants qui travaillent dans des entreprises de taille moyenne trouvent que leur employeur ne fait rien ou presque pour l'environnement
• 63% des salariés des grandes entreprises ont choisi ces mêmes réponses
• Les petites entreprises (1-9 salariés) sont pointées du doigt par 45% de leurs salariés.
• Les mieux notées : les très grandes entreprises, dont seulement 29% des salariés pensent qu'elles ne font rien ou presque pour l'environnement.


  • L’application généralisée du principe pollueur-payeur pour les entreprises fait aussi la quasi-unanimité (91 %) en 2008.


L'ÉCOLOGIE dans le quotidien des Français

Le développement durable, ce n'est pas pour les individus que la consommation responsable  : l'écologie se vit aussi comme le comportement plus responsable des citoyens dans leur vie de tous les jours.

Les gestes quotidiens, les bonnes résolutions, comptent au moins autant que les achats "durables"


Les différentes attitudes vis à vis des pratiques pro-environnement

  • En 2006, l'IFEN, l'Institut français de l'environnement, a classé les Français en 6 catégories, en fonction du nombre de 14 pratiques environnementales distinctes : les Français les plus impliqués s'impliquant dans plus de « pratiques » que les moins plus éloignés des préoccupations environnementales :

6 catégories de comportements écologiques

  • Très engagés pessimistes : mariés, retraités, plutôt âgés, peu diplômés, logements de taille moyenne, propriétaires en ville.

Nombre de pratiques : 9,1 en moyenne.

  • Très engagés optimistes : âgés, retraités, mariés ou veufs, peu diplômés, propriétaires, logements de grande taille.

Nombre de pratiques : 8,8.

  • Plutôt impliqués pessimistes : revenus élevés.

Nombre de pratiques : 8,9.

  • Plutôt impliqués optimistes : hommes, plutôt âgés, retraités, mariés, propriétaires à la campagne en Ile-de-France, logements de grande taille.

Nombre de pratiques : 8,4.

  • Intéressés non impliqués pessimistes : jeunes, plutôt des femmes, célibataires, étudiants, diplômés, locataires ou en accession à la propriété, logements de petite taille en ville.

Nombre de pratiques : 6,7.

  • Pas concernés : jeunes, faibles revenus, locataires, célibataires, étudiants ou chômeurs, peu diplômés, urbains.

Nombre de pratiques : 6,7.


source : Etude Ifen *"Les pratiques environnementales des Français en 2005" de l'Institut français de l'environnement (IFEN), réalisée avec l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et le ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable.

La difficulté des gestes au quotidien

En 2008, les Français déclaraient que depuis 2007 ils avaient :

  • économisé de l’énergie (81%, contre 76% en 2007),
  • diminué leur consommation d’eau (69% contre 65%),
  • recyclé leurs déchets domestiques (70% contre 65%),
  • limité l'utilisation d’emballages et de sacs (68% contre 56%),
  • se sont procurés des appareils énergétiquement performants (59% contre 53%),
  • acheté des produits écologiques (61% contre 53%),
  • se sont renseignés sur le réchauffement climatique (58% contre 46%).

Tout ceci dans l'objectif de diminuer l'impact du changement climatique.

Concernant les solutions pour atténuer les conséquences du changement climatique, les sondés ont d’abord suggéré: 1. la modification des comportements individuels (45%)
2. les restrictions et les incitations imposées par les gouvernements (29%)
3. les progrès techniques (20%).


La voiture et l’écologie

  • Sans surprise, l’attachement à la voiture reste aussi un frein à l’enthousiasme vert. En 2008, les Français ne sont que 53 % à se déclarer favorables à la possibilité de « faire payer plus cher les voitures qui polluent et moins cher celles qui polluent peu ».
  • « C’est un résultat qui n’est pas si mauvais quand on connaît la réticence des Français sur ce sujet », estime-t-on dans l’entourage de Nelly Olin. Qui se souvient sans doute que le précédent ministre de l’Ecologie, Serge Lepeltier, s’était cassé les dents en tentant d’imposer un bonus-malus pour les véhicules selon leur degré de pollution. Au-delà du constat, comment limiter le réchauffement et ses dangers  ?

(Sondage: 94% des Français intéressés par le fait d'avoir une "voiture propre")

  • Diminuer la pollution liée à l'utilisation d'un véhicule se révèle un objectif prioritaire pour la grande majorité des Français. Ils sont ainsi 94% à être intéressés par le fait d'avoir une "voiture propre".
  • Pour 60% des personnes interrogées, la voiture idéale est d'abord un véhicule qui consomme moins, mais pour 59%, elle doit moins polluer...
  • Près d'un sondé sur deux (46%) estime que l'Etat devrait aider la recherche industrielle pour inciter les Français à rouler avec des voitures propres. Cette aide est préférée à celle des personnes achetant de telles voitures (36%) ou aux marques qui les commercialisent (15%). Pour 60% des personnes interrogées, la voiture idéale est d'abord un véhicule qui consomme moins, mais pour 59%, elle doit moins polluer...
  • Près d'un sondé sur deux (46%) estime que l'Etat devrait aider la recherche industrielle pour inciter les Français à rouler avec des voitures propres. Cette aide est préférée à celle des personnes achetant de telles voitures (36%) ou aux marques qui les commercialisent (15%).
  • Interrogés sur les propositions à mettre en œuvre, les sondés plébiscitent l’idée d’imposer le respect de normes environnementales avant de délivrer un permis de construire (93 % de « oui »).



Les Français et le covoiturage

Selon les résultats d'une enquête réalisée par la MAIF en 2010 sur le comportement des utilisateurs du site Covoiturage.fr :

  • 94% des personnes pratiquant le covoiturage le font pour réaliser des économies financières
  • 97% des répondants se déclarent satisfaits de leur dernier trajet
  • 66% de ceux qui pratiquent le covoiturage le font ponctuellement (quelques fois par an) et pour 56% d'entre eux notamment pour les vacances

Ainsi, dans un contexte économique difficile, le covoiturage est une alternative économique aux moyens de transports habituels (trains, voiture personnelle, autocars…), notamment pour les trajets longs et occasionnels (départ en vacances notamment).



Les Français et le commerce équitable

1. Selon une étude de mars 2006, la notion de commerce équitable résonne très positivement dans l’esprit des Français (69%), est un critère d’achat prioritaire pour 29% et suscite un rejet très faible (13%) surtout du fait des catégories peu diplômées, rurales et peu impliquées dans la vie sociale. Selon Ipsos, 53 % des Français considèrent que leur consommation a un impact négatif sur l'environnement et 85 % à avoir le sentiment que dans leur vie quotidienne, ils pourraient faire quelque chose pour protéger l'environnement.

2. En 2006, près de 9 Français sur 10 disent connaître les gestes simples et quotidiens qui peuvent être accomplis pour mieux protéger l'environnement et la planète (89%). Parmi eux, 35% disent même que cela correspond tout à fait à leur situation personnelle. Ainsi, 69% d'entre eux considèrent que c'est d'abord en modifiant de façon importante nos modes de vie que l'on empêchera la détérioration de la planète. ? A l'opposé, seulement 19% estiment que la solution sera technique et que l'on trouvera des solutions pour empêcher la détérioration de l'environnement et de la planète.

Voir aussi : https://www.consoglobe.com/_consommation-durable/_commerce-ethique-durable-responsable.html et http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1859.asp

  • De là à dire que les Français ont tous la fibre écolo, il y a un pas que les résultats du sondage ne permettent pas de franchir. Dès lors que l’on menace de toucher à leurs loisirs ou à leur confort quotidien, ils résistent. A peine plus d’un sondé sur deux (52 %) accepterait de « payer une redevance proportionnelle au poids des déchets ménagers ».


Le tourisme équitable et les Français

  • Réalisée pour le compte de Voyages-sncf.com et du Guide du Routard (qui s'apprête à sortir un guide du tourisme durable), cette étude révèle que de plus en plus de voyageurs français sont sensibles au concept de tourisme responsable.
  • Près de 60% d'entre eux affirment ainsi connaître ce type de loisirs, contre 27% en 2007, et 87% se disent intéressés, principalement pour des raisons de respect de l'environnement et de développement local.
  • Si la notion de tourisme responsable est mieux comprise, 78% des voyageurs s'estiment encore mal informés.
  • Perçu par 44% des sondés comme un voyage au confort rudimentaire, le tourisme responsable reste donc encore marginal même si les chiffres sont à la hausse (7% des voyageurs l'ont pratiqué en 2008 contre 2% en 2007). Enfin, 65% des voyageurs français se déclarent, comme en 2007, prêts à compenser leurs émissions de CO2


H2> Les Français et les entreprises en matière de développement durable </H2>

Les Français sont méfiants vis à vis des entreprises qu'ils soupçonnent de vouloir profiter de la mode du développement durable pour faire du greenwashing, tout en pensant que les entreprises ont en la matière un rôle important à jouer.


Consommation durable : des entreprises trop en retrait

  • Une étude du CREDOC (b) Etude Credoc 2007 (Centre de recherche pour l'étude et l'organisation des conditions de vie) souligne également les consommateurs sont toujours plus nombreux à consommer "écolo » et à s'engager".
  • 44% tiennent compte dans leurs achats des engagements éthiques pris par les entreprises dans la fabrication de leurs produits, contre 38% en 2002. Pourtant, la grande majorité estime que les entreprises ne se mobilisent pas assez et reste plutôt méfiante.
  • 66% des personnes interrogées estiment que les entreprises sont « peu mobilisées » et 88% font confiance aux associations de consommateurs comme « garants du changement », contre seulement 36% aux entreprises. Ce manque d'engagement leur paraît d'autant moins acceptable que le développement durable est compatible avec les impératifs économiques pour près de la moitié d'entre eux(Sondage Ifop pour La Poste, mars 2007 * Etude TNS Mediaintelligence et Aegis media expert)
  • 60% des personnes ne parviennent pas à se rappeler une entreprise ou une marque particulièrement innovante en matière de développement ou de consommation durable, soulignant les marges de progrès offertes à la communication des entreprises.

La demande de consommation durable n'est pas satisfaite

  • Parmi les critères d'achat "citoyen, le critère le plus souvent invoqué reste le non travail des enfants (50%), la fabrication du produit en France (37%), puis l'absence de pollution (26%) et enfin le respect des conditions de travail des salariés (25%).
  • L'étude estime c'est d'abord population plus jeune, plus aisée et urbaine que la moyenne qui se sent concernée.
  • 31% des sondés ont boycotté un produit en 2006, soit 5 points de plus qu'en 2002.

Les entreprises dans l'écobaromètre 2010

  • 68% des participants à l’Ecobaromètre® 2010 jugent que les entreprises ne sont pas sincères dans leur communication durable (octobre 2010)

Plébiscitée par une majorité de Français, la consommation responsable prend plusieurs visages et influe de plus en plus sur les comportements d’achat. L’offre se développe constamment et les annonceurs rivalisent d’arguments pour conquérir et fidéliser les consommateurs citoyens en attente de développement durable.


De cette vague de fond naissent des sentiments partagés, aux effets encore mal mesurés. L’objectif de l’écobaromètre est d’apporter régulièrement cette mesure des comportements et des attentes des consommateurs citoyens :

* leur perception sur les démarches des entreprises en matière de développement durable
  • leurs comportements dans leurs décisions d’achat à dimension responsable
  • leur dimension d’influence auprès de leurs pairs, essentielle à l’ère du 2.0.

Etude inédite réalisée auprès d’une population représentative desnouveaux consommateurs responsables, l’écobaromètres’est intéressé pour sa première vague à la communication verte et à ses effets.

La communication D Durable des entreprises pas assez bien perçue

La communication des entreprises sur le thème du développement durable est fortement ressentie. Mais si plus de 50% des répondants la considère en hausse ou en forte hausse, ils jugent pourtant majoritairement que les entreprises communiquent plus sur des produits que sur une démarche générale de RSE.Il sont encore plus nombreux à juger qu’il y a trop peu de communication sur des actions concrètes.


DES SECTEURS INEGAUX : 4 secteurs sont perçus comme les plus communicants :

  • l’énergie
  • l’alimentation
  • l’automobile
  • Les cosmétiques


Dans la perception du public comme dans les faits, les secteurs ne communiquent pas tous avec la même intensité. A l’opposé, 3 secteurs sont perçus comme très peu présents sur les thèmes du développement durable:

  • le luxe
  • les assurances
  • les produits financiers


Les européens et l’emballage en 2010


  • Attentes et perceptions des consommateurs de 6 pays européens, interrogés par IPSOS en septembre 2010

(source "Sondage Ipsos pour le salon EMBALLAGE ‐ novembre 2010")

Auparavant perçu comme utile pour préserver le produit, l’emballage est aujourd’hui également porteur de valeurs sociales et environnementales Rendez‐vous international des professionnels du secteur de l’emballage du 22 au 25 novembre à Paris Nord Villepinte, le salon EMBALLAGE s’est associé à l’institut IPSOS, pour interroger les consommateurs européens sur leurs attentes et leurs perceptions en matière d’emballage.

Réalisé en septembre 2010 dans 6 pays (France, UK, Allemagne, Belgique, Italie et Espagne) auprès d’un échantillon représentatif de 6 150 personnes (1 000 personnes par pays), âgées de 16 à 64 ans1, cette étude a pour thème « Les Européens et l’emballage en 2010 ».

L’étude montre clairement que l’emballage connaît aujourd’hui une nouvelle évolution : il porte désormais des valeurs sociales et environnementales. 1er enseignement : L’emballage, au même titre qu’il protège ou préserve, doit pour tous les Européens, être recyclable ou en matériau recyclé. La recyclabilité est ainsi devenue une fonction attendue.

Si la majorité des consommateurs perçoit l’emballage comme une partie intégrante du produit, qui doit permettre :

  • sa préservation (77%),
  • son ouverture pratique (71%),
  • son stockage (62%)
  • et son transport (59%)
  • et 59 % des personnes interrogées mettent en avant la recyclabilité des emballages comme une fonction à part entière.

Le principe de recyclabilité s’impose désormais comme une évidence. Il figure également dans le

TOP 3 des attentes, sur l’ensemble des pays interrogés.


1 - Découpage par pays : France : 1020, UK : 1035, Allemagne : 1029, Espagne : 1020, Italie : 1021, Belgique : 1025.
2 - Sur la question des « pratiques vertes2 », l’Allemagne et la Belgique font, les latins aspirent ! Tandis que la France occupe une position particulièrement performante….

Les citoyens et l'emballage, une Europe à 2 vitesses

Nous sommes face à une Europe à 2 vitesses sur la question des « pratiques vertes ».

Trier ses emballages est un eco‐geste massivement partagé par les euro‐consommateurs questionnés (à 77%), les Belges étant toutefois les champions européens du tri des emballages vides tous matériaux confondus : la pratique du tri couronne de succès les dispositifs légaux mis en place dans les différents pays en ce qui concerne la fin de vie des emballages.

Les 2 derniers pays européens en matière de pratique du tri des emballages (l’Italie et l’Espagne), se montrent, à l’inverse, les tous premiers à aspirer à des « pratiques vertes » : 34% pour l’Italie et 26% pour l’Espagne.

De leur côté, les consommateurs Français occupent la situation la plus performante sur le sujet : non seulement ils trient, mais en plus, ils continuent à aspirer aux pratiques vertes (à 25%)….

Chez les consommateurs Belges (20%), Allemands (16%) et Britanniques (16%), l’aspiration à ces pratiques est bien moindre, dans la mesure où elles sont devenues des réalités du quotidien. La véritable innovation serait celle d’un emballage plus « juste » : réutilisable, en matériau végétal, avec moins d’emballage…

La contribution de l’emballage à la protection de l’environnement est devenue une réalité pour une majorité d’euro‐consommateurs sensibles aux alternatives qui leur sont proposées. Emballages réutilisables et systèmes de recharges sont les innovations les plus connues par 56 % et 54 % des euro‐consommateurs et essentiellement en Allemagne et en Belgique.

Mais on constate également que les systèmes de recharges sont jugés comme des innovations moins enthousiasmantes que les emballages réutilisables (45% versus 53%) et que, si les emballages en matériaux végétaux sont moins connus (35%), ils enregistrent de l’intérêt pour l’avenir pour plus de 4 européens sur 10.

L’innovation technologique ? Elle doit prouver un bénéfice clair et essentiel avant tout Les packagings portant un indicateur de conservation ou de pastille de couleur (par exemple, avec des puces indiquant la fraicheur des aliments), l’emballage qui, après réchauffage au four, se transforme en assiette… représentent, en l’occurrence, des innovations enthousiasmantes (38% pour les premiers, et 22% pour les seconds).

A l’inverse, des emballages à codes permettant, grâce à son Smartphone, d’avoir accès à des informations sur internet, ou des emballages ludiques permettant aux enfants de jouer virtuellement en 3D sur internet sont jugés beaucoup moins enthousiasmants (15 et 10%).

Bonne nouvelle pour les marques : l’argument de la marque est le 2ème élément qui attire l’oeil en rayon En ce qui concerne l’attractivité de l’emballage sur les linéaires de 2010, on constate que :

  • si tous les européens se rejoignent sur l’importance des mentions « premiers prix » et/ou « offre spéciale », en premier lieu,
  • l’argument de la marque est le 2ème point qui attire l’euro‐consommateur
  • en 3ème position, on retrouve la couleur du packaging : ce sont surtout les Anglais et les Allemands qui y sont sensibles, à l’opposé des Belges, nettement moins sensibles.

Personnes préoccupées par l’avenir de la planète, pour qui il est important de faire ce qu’elles peuvent pour protéger l’environnement aussi souvent que possible, et qui sont prêtes à payer plus pour des produits bons pour l’environnement.

Cette décennie marque donc une nouvelle évolution de l’emballage :: d'élément pratique, qui permettait de rendre plus longue la conservation des produits, l’emballage est devenu progressivement :

  • le vendeur visuel, porteur de signaux au service du marketing,
  • ‐ puis un support de communication dont les messages ont créé le lien entre marques et

consommateurs, pour développer des fonctions d’usage facilitant l’utilisation des produits en apportant du sens.

Aujourd’hui, l’emballage porte des valeurs sociales et environnementales. Il a pour mission d’aider toutes les parties prenantes à mieux gérer leurs responsabilités entre citoyenneté et consommation.


Peut-on préserver la croissance avec un idéal de décroissance ?

Sur la question de la préservation des ressources dans un contexte de consommation responsable, voir l'article sur la décroissance

L’Etat doit agir avant l’individu

Sans pour autant prôner clairement la décroissance, les Français sont nombreux à penser que baisser le niveau de consommation collective serait une solution. Limite de cette belle idée appliquée au niveau individuelle, seuls 46 % à accepteraient que leur soit appliqués le principe du pollueur-payeur qui reviendrait à faire payer aux citoyens au prorata de leur consommation. S’engager individuellement au niveau collectif au profit de la collectivité n’est envisageable que par 37 % des sondés.

En revanche, ils attendent des Pouvoirs publics une mise en place des politiques de sauvegarde de l'environnement (pollution, déchets, énergie, transports, …), de solidarité et d'action sociale ou de développement économique. Les Français ont foi en l'efficacité d'une action conjointe de tous les acteurs de la société, associations, Pouvoirs publics, entreprises, individus. Ils pensent qu’une action collective peut être efficace notamment en ce qui concerne les sujets concernant le logement, l'accès à la santé, les conditions de travail ou la lutte contre le changement climatique.

En ce qui concerne les inégalités sociales, la raréfaction des ressources naturelles, ou bien les inégalités Nord-Sud, les Français doutent plus de capacité collective à résoudre les problèmes.

Vers un nouvel ordre économique écologique ? Le processus de Grenelle avait soulevé l’espoir d’une révolution écologique, d’un vrai tournant dans notre approche de l’économie. Mais, malgré un processus qui a associé de nombreuses personnalités, ONG, associations écolo au pouvoir parlementaire et exécutif, la montagne de Grenelle a accouché d’une souris.

De l’aveu même des Verts, pourtant bienveillants envers le Grenelle, les résultats ont été en demi-teinte, loin des objectifs évoqués de révolution (écologique) de société. « Le Grenelle de l’environnement [a été] un épiphénomène déjà loin des soit-disant « révolution » ou même « mutation » promis par Borloo. […] Après le travail titanesque des associations pour le Grenelle, et devant l’enjeu planétaire que nos choix induisent aujourd’hui en la matière, le souriceau qui vient de naître n’est guère plus qu’une politesse faite à l’environnement » Pourtant les attentes restent fortes encore aujourd’hui : 9 personnes sur 10 pensent qu’il est nécessaire de repenser les modèles économiques, soit par la mise en place de nouvelles règles d'encadrement (59 %), soit, pour 31 % via une complète remise à plat du système. 89% sont favorables à l’utilisation de règles éthiques 86 % sont favorables au sauvetage de l'industrie française et la régulation économique internationale (80 %).

Loin de ces chantiers collectifs, beaucoup pensent que c’est une vision de l’action et de la promotion individuelles du changement qui fera avancer les choses. Nous ferons un point sur cette vision dans un prochain article.

sources : Anne Souyris, porte-parole nationale des Verts, dépêche AFP du 21-10 -2008. / Enquête Ipsos dans le cadre des cinquièmes assises nationales du développement durable à Lyon en janvier 09 / http://www.latribune.fr/entreprises/green-business/121333/les-francais-ont-une-vision-sociale-de-lecologie.html



au sujet des Français et du développerment durable

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